humeur

Lettre à ma fille…

Voilà, il y a un peu moins de 4 mois des attentats d’une violence inouï avait lieu… le 13 novembre 2015..; 3 semaines après la naissance de ma toute petite, 2 jours après ces attentats j’avais besoin d’expulser un trop plein..; trop plein de colère, de désillusion, de peur aussi alors j’ai écrit une lettre à ma toute petite, une lettre qu’elle ouvrira pour ses 16 ans, une lettre où je lui dit que je l’aime, où je lui dit ce que j’ai ressenti a ce moment là…

et aujourd’hui j’ai envie de vous partagez cette lettre (attention c’est long!! je ne voudrais pas en décourager certains!!)

Ma fille,

Aujourd’hui, nous sommes le dimanche 15 novembre 2015, tu as trois semaines… Si je t’écris aujourd’hui c’est suite aux événements d’avant hier.

Quand tu liras cette lettre ces événements tu les auras peut-être appris dans les livres d’histoire (comme moi j’ai appris la chute du mur de Berlin alors que tes grands-parents l’on vécu).

Tu te demanderas peut-être quel monde nous vous laissons…. toi qui est née en 2015, qui 3 semaines avant ta conception vivait les attentats de Charlie Hebdo, et qui trois semaines près ta naissance vit encore des attentats, pire cette fois, (tout du moins de mon point de vue),

Quand nous avons appris la nouvelle, il était 23h, tu étais dans mes bras, c’était l’heure de la tétée, je t’ai serrée, serrée comme si j’avais voulu que tu retourne dans mon ventre, où tu étais en sécurité et jusqu’à 1h du matin je t’ai gardé comme cela, abasourdie, n’ayant aucun mot pour décrire l’horreur de certains humains et la bêtise d’autres…

Heureusement la majorité avait encore un cœur et on aidé, accueilli et soigné les survivants.

Aujourd’hui, 2 jours après ces attentats, 3 semaines après ta naissance je t’écris, je t’écris pour te demander pardon, je t’écris pour te dire : j’espère que j’ai réussi à t’enseigner l’amour des autres, l’amour de ton pays, la tolérance, à fuir la xénophobie, à être curieuse (ce n’est pas un vilain défaut!!), j’espère que j’ai réussi à t’enseigner le courage : de tes opinions, de ta foi, le courage de ne pas laisser une injustice se faire aussi…

Aujourd’hui je t’écris pour lorsque tu auras 16 ans, j’imagine une jeune fille, grande, posée, mais un peu fofolle (il le faut c’est important, même si, comme je l’imagine tu vas me faire tourner bourrique, j’espère que tu as ce grain de folie qui fait qu’on aime la vie), je t’imagine sérieuse dans tes études (peu importe ce que tu fais) comme moi je l’étais, et délurée avec tes amis (pas trop s’il te plaît) comme ton papa.

Aujourd’hui, ma toute petite, je t’écris pour te dire que nous t’aimons ton papa et moi, je t’écris pour te dire que c’est le plus important : s’aimer, envers et contre tout

ta maman qui t’aime

 

Ma fille...

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